Bon, c’est pas le tout, mais on des bornes à faire si on veut pas arriver à la bourre pour l’apéro. Nous enfourchons derechef nos fiers destriers [2] et profitons d’un rayon de soleil pour faire trois fois le tour de Vierzon avant que je trouve enfin la bonne direction. Ah, oui, mes compagnons sont un peu inconscients, c’est moi qui tient le roadbook... en rase campagne je ne crains rien, en revanche je n’ai pas tiré de plan des centres-villes.
Enfin la vallée du Cher s’ouvre à nous. Petites départementales roulantes le long du fleuve qui serpente gentiment entre les coteaux de Quincy et de Reuilly, quelques petits villages sans intérêt mais sans bouchon, la campagne défile. Nous passons par le centre de la France, puis nous nous éloignons du Cher pour basculer dans la vallée de l’Allier, en évitant soigneusement l’autoroute. L’air de rien, l’heure du déjeuner approche, et après avoir fait un premier plein (conso moyenne, 4,7l/100, merci l’autoroute) lorsque nous passons à proximité de Hérisson, le nom du bled me plaît, ses ruines qui se hérissent au loin aussi, nous bifurquons en quête d’une table.
[2] métaphore médiévale spéciale dédicace à J-B.