samedi 1er mars 2008
Dix ailleurs, et pas un de plus !
Le premier un désert,
Pour explser, déchirer ma chair en tendant vers l’infini,
Hurler à la Lune comme en plein jour.
Dix ailleurs, et pas un de plus !
Le deuxième une oasis,
Regorgeant de cascades ambrées
Pour s’y croiser
Les regards et les coudes.
Dix ailleurs, et pas un de plus.
Le troisième pour danser, tourner,
Tourner et tourner encore
Sur une petite boule mauve au milieu des étoiles
Jusqu’Ã la chute.
Dix ailleurs, et pas un de plus.
Le toit d’un train, fusant dans la plaine,
Et des Indiens.
Chaque wagon recèle
Son compte de trésors et d’effroi.
Dix ailleurs, et pas un de plus.
Une ruelle sombre, mais pas trop.
Il y fait froid.
Un bar, avec son comptoir,
Juste pour te revoir.
Dix ailleurs, et pas un de plus.
Le sixième une arène, emplie de sons lourds,
Où tout se frotte et s’entrechoque.
Air saturé d’éclats moites et salés.
Dix ailleurs, et pas un de plus !
Le septième une forêt, claire.
Un tapis d’herbe, humide.
Et un souffle de de cristal, timide.
Dix ailleurs, et pas un de plus.
Une salle obscure, avec des bruits sur les murs
Parmi la beauté.
Je suis là , tout près, tout près.
Dix ailleurs, et pas un de plus !
Le neuvième, vieilles froides pierres
Qui se prélassent au soleil.
Échos de plénitude.
Repos de l’architecte.
Dix ailleurs, dont celui-ci :
Un coin de nuit,
Trois allumettes.
Et toi.
Et moi.
Dix ailleurs, et pas un de plus !
Ce texte, qui date de décembre 2002, était destiné à être mis en musique ; dix ailleurs, dix ambiances, pour un morceau d’une bonne dizaine de minutes ; il y a une première version, avec BOB Cooper à la guitare et Ethel au piano et à l’orgue, qui traîne, quelque part. Je ne désespère pas de remettre la main dessus, ni d’en réenregistrer une nouvelle version avec les idées qui me sont passé par la tête depuis...
© &
Iyhel Mnemeltarma 2002-2008