samedi 15 mars 2008
Je continue à vider les tiroirs de Saint Denis, j’y retrouve quelques courts textes jetés ça et là sur un bout de nappe...
J’aimerais dormir, juste un instant
Pouvoir cligner des deux yeux, en même temps
Apaiser mes paupières brûlées
Et arrêter de scruter
Et arrêter de pleurer continuellement
Sans pour autant tarir le dessèchement
De mes iris et de mon cœur
Meurtris.
Par la douleur de vivre, douleur de voir
Savoir subir et faire subir de mémoire
Douleur de ce vide anxieux
Je me consume peu à peu.
Peut-on trouver la sérénité à petit feu ?
© & Iyhel Mnemeltarma 2004