samedi 18 juillet 2009
Je dois couver un truc, moi, parce qu’il y a des choses qui paraissent évidentes à Roselyne Bachelot qui me dépassent un peu.
Déjà , dans tout ce bordel, j’ai toujours pas réussi à comprendre s’il y avait vraiment lieu de s’inquiéter de quoi que ce soit à propos du virus H1N1. ’Scusez-moi, mais un truc prétendûment apocalyptique qui n’atteint pas 1 % de la mortalité du SIDA, je le trouve petit joueur, sans vouloir manquer de respect aux victimes.
Ensuite, comme toute méchante grippe (et comme tout méchant virus d’ailleurs), celle-ci va surtout être dangereuse pour les personnes à la santé précaire, c’est à dire, bien avant nos petits vieux et nos nourrissons, les crève-la-faim du Tiers Monde. En France, on est plutôt bien nourris, dans l’absolu ; et j’ai tendance à croire qu’on risque pas grand-chose. Je peux me tromper évidemment.
Dans le doute, que le gouvernement fasse le plein de vaccin, pourquoi pas après tout ? Sauf que si c’est au détriment des stocks de vaccins anti-grippaux usuels, ça va pas servir des masses, les morts qu’on évitera par le H1N1 succomberont à notre bonne vieille grippe saisonnière.
Et puis surtout, pourquoi 96 millions de doses ? Plus une option pour 34 millions ? Soit 130 millions de doses au total ? Tout ça pour fin octobre ? Aux dernières nouvelles, il y a 65 millions de Français ; et un vaccin anti-grippal est efficace pendant au moins six mois.
De deux choses, l’une donc : soit c’est la spéculation pharmaceutique, après tout pourquoi pas, après le baril de pétrole et le quintal de blé, la seringue d’H1N1 ; soit Sarkozy, Besson et Hortefeux nous mentent démesurément sur le nombre réel des sans-papiers !