Iyhel || la paille, la poutre, etc.


Un mot de foot

vendredi 18 juin 2010

J’annonce la couleur dans le titre, comme ça ceux qui sont allergiques peuvent zapper tout de suite.
J’aurais dû écrire ce billet plus tôt dans la semaine, parce que là quand même ça va être difficile de me retenir de charrier les supporters de l’équipe de France mais bon, je vais essayer de ne pas me laisser polluer.

On a entendu et lu beaucoup de procès d’intention à l’encontre des rabat-joie anti-foot à l’approche de cette coupe du monde - vaines tentatives pour désamorcer les crispations consécutives au matraquage médiatique bulldozérien.
Appelant à la tolérance, nous suppliant de ne pas ressortir les éternelles rengaines aigries sur l’argent-qui-pourrit-tout, les hooligans, la futilité du sport-spectacle.

Quels arguments en faveur de l’évènement ?
Une soi-disant universalité. Universalité géographique, universalité sociale, la ferveur sportive touchant également les traders de Mexico et les paysans slovènes, les nouveaux riches de Shanghai et les lamas tibétains, les maquereaux angolais et les balayeurs de Wellington. Le tout bien sûr dans une communion extatique et fraternelle.
Admettons.

Bon, déjà, je note qu’on exclue juste, comme souvent, d’entrée de jeu, une bonne moitié de l’humanité. Les femmes peuvent à la rigueur être supportrices mais on ne les verra de toute façon pas sur un terrain. L’universalité divisée par deux, elle tangue un peu, tout de suite.

Et puis pour la fraternité... oh, je ne nie pas qu’on puisse passer de bons moments entre supporters d’équipes adverses. M’enfin j’ai pas de bol, je dois vraiment attirer les abrutis parce que la tolérance et l’ouverture d’esprit ne sont pas les qualités premières que j’ai décelées chez les personnes les plus concernées par la coupe du monde que j’ai rencontrées jusque là.
Anecdote, parmi d’autres : avant-hier un taxi me ramenait à la gare de Montpellier, le chauffeur suivait le match Espagne-Suisse à la radio ; Luis Fernandez, ancien international français né en Espagne, commentait, avec un léger biais pour les Ibères auxquels il avait du mal à trouver des défauts, sans pour autant dénigrer les Helvètes. Ce penchant irrita au plus haut point mon chauffeur, au point qu’il passa un coup de fil à un de ses collègues pour conspuer un peu "cet enculé qu’a oublié qu’il était français !"

Que les footeux me demandent d’être tolérant, moi, je veux bien. Mais charité bien ordonnée commence par soi-même paraît-il...

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2 Messages de forum

  • Un mot de foot

    20 juin 2010 21:40, par Iyhel Mnemeltarma
    Le vaudeville qui se déroule actuellement au sein de l’équipe de France vaut bien tous les arguments contre le sport-business qu’on pourrait imaginer...

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  • Je twitte (ou presque)

    22 juin 2010 22:43, par Iyhel Mnemeltarma

    Premier axe de travail pour Laurent Blanc : le français.

    On ne dit pas : "pardon" mais : "je demande pardon."
    On ne dit pas : "on s’excuse auprès des supporters" mais : "nous prions les supporters de bien vouloir nous excuser."

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"... si les corbeaux, les vautours, un de ces matins disparaissent, le soleil brillera toujours !"
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