mercredi 26 septembre 2007
Ne crains pas les mots, je les connais - un peu.
S’ils font mal, c’est qu’ils sont beaux.
Ou bien que je suis laid,
Si ma honte souffre
D’un regard dans le miroir
D’un cours d’eau éphémère
Mais l’encre sèche
Et l’eau s’envole
En brume pour renvoyer
En guise de reflets
Des échos : point de procès.
Rien n’est plus douloureux à lire
Que ce qu’on a écrit
Jadis, puis innocemment trahi
Sans pouvoir effacer pourtant
Les traces de la folie.
Squelettes noirs dans le placard,
Drapés de grain blanc,
Mais sans regret.
Je n’ai pas peur des mots
Et s’ils font mal, c’est qu’ils sont beaux.